Never Rarely Sometimes Always

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Deux portraits de la confusion et de la peur de la jeunesse. Eliza Hittman, qui se spécialise dans une approche intime, presque procédurale de la désorientation émotionnelle, a réalisé un road movie sur une jeune femme de Pennsylvanie (Sidney Flanigan dans une première performance étonnante) et sa cousine (Talia Ryder) en voyage pour se faire avorter. En cours de route, nous voyons les difficultés étape par étape-de la négligence parentale à l’intolérance médicale locale en passant par la terreur financière et émotionnelle. C’est une histoire soigneusement rendue qui ne rend jamais ses circonstances mélodramatiques mais ne sous-estime pas sa profondeur.

Shithouse exploite de même la discombobulation d’une nouvelle expérience sans livre de jeu, mais avec des enjeux inférieurs. L’histoire du cinéaste pour la première fois Cooper Raiff parle d’un enfant (joué par Raiff, non affecté et amusant) qui ne peut tout simplement pas trouver un pied social à l’université. Quand il tombe dans une nuit magique avec son mercurial R. A. (Dylan Gelula), il pense que ses prières sont exaucées. Ce qui se passe ensuite est un nouveau riff charmant sur un sous-genre à l’ancienne du désespoir générationnel auquel plus de quelques vieux amis Milléniaux/Gen X se sont connectés. Dans Hittman et Raiff, nous avons deux radicaux émotionnels, travaillant dans des nuances différentes mais avec le même objectif—trouver ce qui est réel, ce qui est honnête. Nous ne pouvons jamais obtenir assez de ce genre de travail.

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